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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 18:45

 

25/05/09: 8ème jour. Mise à l’eau 9h30. Sortie 21h30.

 

Nous reprenons aujourd’hui le chemin qui nous amène dans le même bras que le 5ème jour, mais un peu plus en aval. Nous espérons ainsi pouvoir nous attarder sur quelques zones que nous n’avions pas pu faire, faute de temps.

 

 

8.1

 

 

Il n’y a pas un poil de vent ce matin et comme toujours, les premières touches ne se font pas attendre. Les paterns efficaces en matinée semblent bien souvent être les mêmes, puisque c’est encore au cranck qu'Olivier à sa première tape.

Un poisson d’un peu plus du kilo s’empare de son cranck dans 3m de profondeur sur une pointe rocheuse. Remise à l’eau rapide et nous continuons notre périple.

Il persiste au cranck en essayant au maximum de pêcher parallèlement à la berge et en faisant frotter mon leurre sur les structures immergées.

 

A mon tour, j'enregistre quelques touches en pêchant peu profond.

Mon premier bass de la journée monte en surface pour punir un YAMATO.

 

 

8.2

 

 

Je récidive quelques instants plus tard mais cette fois-ci avec un fish plus balaise, qui se saisit d'un DAIBUZZN OSP à proximité d’un arbre immergé dans le fond d’une petite baie.

 

 

8.3

 

 

 8.4

 

 

Les rayons du soleil apparaissent au dessus des sommets et nous réchauffent un peu.

Grâce à cette luminosité grandissante, nous pouvons aussi apercevoir les premières carpes de la journée.

On aura d’ailleurs le plaisir d’assister à un sketch vraiment amusant.

Alors que je pêche au top water, soudain je me fais suivre par une miroir vraiment énervée! Décidant de ne pas perdre de temps avec un combat de carpe, je ramène mon leurre à toute vitesse de façon à ce qu’elle ne puisse pas s’en saisir.

Deuxième lancer, même cinéma! La carpe arrive à 100 à l’heure, on voit la moitié de son corps en dehors de l’eau et elle lève une bonne vague derrière le leurre!

Troisième lancer, idem. A chaque fois que je ramène le bait le plus vite possible, cette folle se retrouve comme une c…, se demandant où est passée cette proie qui semblait au départ si facile.

Elle finira tout de même par voir le float tube en suivant le leurre, et disparaîtra alors en profondeur.

 

Nous continuons notre pérégrination mais comme à l’accoutumée, les touches diminuent et hormis un poisson décroche au jig par Olivier, on ne verra plus rien pendant un long moment.

Ce n’est que vers 14h qu’un bass se manifeste.

Dans un passage entre des buissons immergés et après une aspiration discrète, mon ami ferre et pompe fort un fish pour éviter qu’il ne parte dans les branches. il relâche un peu la pression une fois en pleine eau et l’amène à portée de main .

20 minutes plus tard, je prends une tape au SHUDDERBAIT et sors un bass de taille moyenne.

 

 

8.6

 

 

Le vent se lève et l’activité n’est pas à son apogée. Dans l’après midi, je serais le seul a toucher du bass au DC 400 mais tous se décrocheront suite à des short bites a répétition. Arrivés à l’extrémité du bras, nous rebroussons chemin en remontant par la rive opposée.

 

Nous entrons dans la baie où nous avions repéré une belle colonie de gros bass postés dans un arbre. Nous approchons discrètement le hot spot et le pêchons durant quelques minutes avec différents types de leurres. Un beau poisson monte tout de même en surface mais nous ne concretisons pas...

nous continuons notre chemin.

 

Nous voyons ici et là quelques poissons nous suivre, mais le coup du soir tant attendu ne semble pas vouloir se déclencher.

 

Le manque d’activité et la baisse du vent incite olivier a sortir un jig, seul moyen qui lui permette de pêcher en confiance dans ces conditions. Sur une pente à 45°C et sans poste apparent, il ressent une gratte assez nette dans la canne. La prise de ce poisson le conforte dans son choix et montre que son combo favori ne fonctionne pas que sur nos bass Seine et Marnais.

 

 

8.5

 

 

Nous ne verrons plus rien d’autre et arriverons à la mise à l’eau presque à la nuit.

 

Cette journée n’a pas été facile, nous avons eu assez peu de touches et avons décroché chacun de nombreux poissons.

Les paysages restent malgré tout vraiment superbes et le dépaysement total.

 

 

8.7

 

 

Demain, avant dernier jour de pêche. Nous irons tenter notre chance sur une zone assez lointaine des mises à l’eau, où nous n’avons pas encore pêché.

Olivier ne sent plus ses jambes depuis déja plusieurs jours à chaque fin de journées et nous essuyons tous les deux un méchant mal de dos nous faisant revenir à l'hotel comme des vieillards éclopes sous l'oeil amusé du tenancier: «son locos los pescadores de francia!»

 

 

26/05/09: 9ème jour. Mise à l’eau 9h30. Sortie 21h.

 

La journée démarre par une ½ heure de palmage pour rejoindre la rive opposée. Le temps pour nous de choisir les leurres que nous allons utiliser au départ, de monter un trailer sur un jig, ou encore de changer une agrafe vieillissante.

 

Oliver attaque au spinner et moi au cranck DC 400 ghost ayu tout en lui expliquant la confiance que j'ai en ce coloris dans les eaux claires.

 

 

9.2

 

 

Je passe rapidement de la théorie à la pratique puisque après quelques lancers, j'ouvre le bal avec un premier poisson . Ce bass doit sortir de fraie car il parait assez maigre.

 

 

9.3

 

 

Un peu plus loin, Olive déloge un joli bass en faisant passer son B CUSTOM au dessus une grosse branche parallèle à la berge.

Il ferre le poisson qui se défend curieusement: il ne tente pas une seule fois de monter en surface et ses rushes sont bien plus puissants que ceux des autres bass qu'il a pu faire depuis le début du séjour.

Je pense voir apparaître un truc monstrueux sous ses palmes… mais non. Le fish est juste très corpulent pour sa taille et a sonde comme un parpaing.

 

 

9.4

 

 

9.5 

 

 

Nous passons devant un bras affluent avec une longue zone de falaises. Je prends la tête et pars assez rapidement pour faire quelques pointes rocheuses au DC 400 où je décroche une nouvelle fois un beau poisson.

Olivier, lui, prend son temps pour gratter quelques postes au jig en attendant mon retour.

Son combo fétiche ne donne rien et il passe aussi au cranck.

Quelques lancers le long de la paroi et son changement de stratégie paie. Il a fallu passer en parallèle à moins de 30 cm de la falaise pour déclencher la touche.

 

 

9.6

 

 

Nous continuons à prospecter et décalons quelques poissons qui refusent de mordre. Curieusement, nous ne trouvons pas un seul top-water qui intéresse nos camarades de jeux alors que les conditions devraient bien s’y prêter.

 

 

Le secteur sur lequel nous arrivons semble vraiment très intéressant. Il est constitué d’un tas de baies peu profondes avec des arbres partiellement voir complètement noyés, et ce même à 40 ou 50 mètres de la rive.

En effet, le niveau du lac est extrêmement haut et nous pouvons pêcher des postes qui habituellement sont à sec.

Nous tâchons de pêcher ces spots de loin pour ne pas éveiller la méfiance des bass.

Je fais d’ailleurs un big one au spinner et Olive prend quelques baignes qu'il ne parvient pas à concrétiser.

 

 

9.7

 

 

9.10

 

 

Les postes sont tous plus beaux les uns que les autres. Il y a entre chacune de ces baies une pointe peu profonde et encombrée susceptible d’abriter quelques poissons.

 

 

Sur ce poste, je prends une tape au spinner entre la berge et les buissons, puis fais un bass au DC 400, en passant bien au large des obstacles visibles.

 

 

9.11

 

 

Lors de ce séjour, le DC 400 CASCABEL s'est avéré redoutable pour explorer sans s'accrocher tous type de structures immergées grâce à sa large bavette ainsi que sa flottabilité importante et m'à permis d'obtenir beaucoup de touches de poissons de belle taille.

 

Nous nous sommes beaucoup éloignés pour atteindre ces postes et Olive craint que le vent ne se lève pour le retour.

Heureusement, je le rassure grâce à mes connaissances météorologiques qui en feraient pâlir plus d’un et lui annonce: «Si il ne se lève pas avant 15 heures, il ne se lèvera pas de la journée!». C’est donc complètement rassuré qu il reprend la route.

Les postes changent de configuration, il y a beaucoup plus d’eau et les bordures alternent rochers et terre rougeâtre.

Olive tente de pêcher plus profondément et prend une grosse châtaigne, la courbure de sa canne et les rushs immaîtrisables lui font vite comprendre que cyprinus carpio aime aussi les longbill minnows!

Pendant ce temps, je pêche les bordures et fais bouger quelques poissons, mais sans résultat concret. Nos estomacs commencent à hurler et nous nous approchons d’une plaque de roche descendant en pente douce dans l’eau.

L’endroit paraît correct pour notre pause déjeuner et il y a quelques postes à tenter avant d’accoster. Mon bait se fait bousculer, ferrage, mais le fish se décroche.

Olive lance à droite de la plaque, au raz de la berge. Son spinner tombe à peine dans l’eau et une lourdeur se fait sentir. C’est un beau poisson qu'il arrive à saisir après un combat assez intense. Il semble très long et passe les 2 kil’.

 

 

9.12

 

 

9.13

 

 

Notre pause déj est donc tardive, et de courte durée.

Après avoir avalé les excellents bocadillos de Raphaël, nous nous remettons à l’eau.

Il est à peu près 17h, le vent se lève avec puissance en l’espace de cinq minutes et évidemment, il ne souffle pas dans le bon sens pour le retour!

Malgré le vent qui ne me permet pas de tout comprendre, il me semble que mon joyeux camarade me traite de tous les noms au sujet de soit-disantes prédictions météorologiques que j'aurais faites.... no comment

 

Nous devons retraverser le lac pour regagner la mise à l’eau. Il souffle un vent d’enfer et nous peinons pour remonter.

La fin de journée est très difficile, je réussirais à faire quelques baby bass au lipless en pêchant les pointes frappées par les vagues et Olive prendra quelques petites touches au B CUSTOM ¾ Oz.

 

Je propose à mon pote, pour le dernier jour de pêche, de faire une grande journée en arrivant tôt pour un coup du matin de folie, buzzbait power et compagnie......

Même si toutes les précédentes sorties lui semblaient déjà suffisamment longues, motivé par cette idée, la décision est prise de sortir des plumards à 5h du mat pour avoir les fesses dans l’eau à 6h.

 

 

27/05/09: 10ème jour. Mise à l’eau 6h. Sortie 21h.

 

Après un reveil à 5h du mat' la tronche enfarinée, la fatigue accumulée se fait vraiment sentir; les nuits trop courtes,les déjeuners et petits dej' plus que succins, les distances parcourues contre le vent, le soleil nous cuisant quotidienement et les milliers de lancers effectués nous rappelent à l'ordre sur notre santé de doux dingues que nous sommes...

Bref, il est 6h du mat' et déja les buzzbaits fusent...sans résultats probants; leurs font place big baits et shallow crancks qui ne donnent rien non plus.

Ce n'est que deux heures plus tard qu'Olivier touche le premier bass au spinner dans un arbustre noyé; le coup du matin n'a donc pas été très prolifique et ne méritait pas de se lever aussi tôt ...

 

 

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Les heures passent; Olive est dead et sa motivation chute au même rythme que le soleil monte.

Il touche malgrè tout un second gros fish au cranck dans la rocaille.

 

 

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Voilà un bon moment qu'on ne fait plus rien; ça plombe et il n'y a pas une ride sur l'eau, autant dire que les top-conditions ne sont pas réunies.

Je décide de pêcher rapidement au cranck afin de trouver du poisson actif.

Je distance donc rapidement mon compagnon qui pêche au jig lentement avec de moins en moins de conviction mais qui me fait un autre fish malgré son état de quasi somnolance.

 

 

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Merde, il me met un trois-zéro dans la face; il faut que je remonte au créneau et change donc d'approche pour une pêche plus lente au spinner MINI BROSS en copiant Olive et sa prospection semi léthargique.

Dès les premiers lancers, je fais suivre tour à tour deux lunkers mais pêchant trop près de la bordure, ces derniers se détournent de mon leurre en arrivant dans mes palmes.

Une pointe de pierre se devine à ma gauche, je passe au DC 400 pour gratter lentement les rocs: une touche ,rush et décroche...quelle plaie.

Je recommence; nouvelle tape mais cette fois-ci le bass est plus petit et ne se libère pas; premier poisson cela fait quand même plaisir.

 

 

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Je repasse au MINI BROSS pour pêcher des covers moins profonds et hit! Déja un second bass se débat...

 

 

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Impressionnant; ce petit spinner compact se lance comme une balle; de couleur blanc, il imite à merveille le poisson fourrage du lac et ses palettes métal mat envoient jusque ce qu'il faut d'éclats dans ces eaux claires et ensoleillées pour un maximum d'attractivité.

Il est l'heure de manger et de reprendre quelques forces; puis nous abordons une berge moins profonde parsemée d'herbiers et de petits arbres, les poissons sont bien présents à l'ombre des caches.

Nous enchaînons en peu de temps des bass de petite et moyenne taille jusqu au moment où Olive décide de sonder un arbre au micro jig/trailer DOLIVE CRAW OSP; son fil part sur la gauche et trouve le contact avec un beau bébé qu 'il manoeuvre avec prudence.

 

 

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Après quelques clichés, je continue dans ma lancée avec des bass hypnotisés par mon spinner .

 

 

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Olive lui s'est écarté d'une cinquantaine de mètres de la rive pour pêcher plus au large et taper quelques cimes d'arbres à peine emergeantes, ce qui lui rapporte un autre big...

 

 

10.12.jpg

 

 

Il nous faut traverser le lac pour rejoindre la voitur par une berge brassée par le vent; il nous reste peu de temps avant la fin de la session...

Je reprends la prospection au spinner B CUSTOM ¾ oz et palette colorado pour un max de vibrations dans ces eaux crados chahutées par le vent mais les bass semblent plus profonds car je ne prends pas une touche.

Je change pour un DC 400 CASCABEL; leurre qui m'aura donné le plus de tapes de gros poissons durant le séjour et qui m'accompagnera jusqu'a la soirée.

Je ferre mes cinq derniers gros fishs en grattant branches et rochers mais n'en sors qu'un seul et décroche le restant dû à des attaques réflexes trop "short", sans but alimentaire.

Derrière moi Olive rate son dernier poisson au soft swim bait à cause d'un trop grand mou dans sa bannière ...

 

 

10.13.jpg

 

 

Le soleil se couche annoncant la fin de notre trip; demain il faudra rentrer.

Durant notre séjour nous avons pris de très beaux poissons avec une moyenne de poids un peu moins importante que les années précédentes mais nous avons aussi décroché de trop nombreux big fishs sur des touches peu franches ou des combats mal négociés... 

Quoiqu'il en soit, pêcher sur ce magnifique lac est toujours un plaisir riche d'enseignements.

Nous repartons donc avec la même envie de revenir au plus vite nous confronter aux bass ibériques....

 

Olivier Sciaux et François Carré pour FTF

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commentaires

Benjamin 06/10/2010 21:05


Excellent reportage!
J'espère que vous vous etes remis physiquement de vos 10 jours de folie!
Ca fait plaisir à lire...


Benji 17/09/2010 20:26


On en prend vraiment plein les yeux !!

Le voyage en valait vraiment la chandelle !

Superbes photos !

A+ Benji


yo 16/09/2010 18:41


superbe report mister François excellent que du bonheur avec de superbe fish félicitation les mecs!!!!